BLEUHAY Georges


Biographie

C’est sous le pseudonyme de Georges Bleuhay que René Georges Thirion a publié « Le cœur fou » son premier recueil de poèmes. Né à Auderghem le 10 avril 1939, il passe sa jeunesse à Spa. À l’âge de neuf ans, il avait lu complètement L’Iliade et L’Odyssée (en français, bien sûr). Sa passion pour le français lui fait dévorer tous les grands auteurs. Devenu spécialiste marketing, il a publié au cours de sa carrière plus de 350 publications spécialisées. Sa retraite lui permet d’écrire enfin avec son cœur plutôt qu'avec sa raison.

Bibliographie

  • Le coeur fou. Edilivre, 2014.
  • Le coeur marigot. Edilivre, 2015.
  • Le coeur à vau-l'eau, Edilivre, 2015.
  • L'errance poétique, 2016.
  • L'âme en révolte, Edilivre, 2016.
  • Le miroir brisé, Edilivre, 2016.
  • La fin du chemin, Edilivre, 2017.
  • Le crépuscule du poète, Le Livre en papier, 2017.
  • L'âme en flamme, Le Livre en papier, 2017. 
  • Textes


    Quelques poèmes extraits du « Cœur fou »
     
    Pour Toi

    Pour toi, j’inventerai des mots nouveaux
    De doux mots à la saveur sucrée
    Des mots chantants et musicaux
    De tendres mots pour mon aimée
    Je t’écrirai des mélodies
    Que les oiseaux te chanteraient
    Et dans le bruit de cette folie
    Tous mes désirs s’y trouveraient
    Je veux t’aimer telle une déesse
    Osant à peine lever les yeux
    Sur toi, ma divine maîtresse
    Et je t’offre toute ma tendresse
    Dis-moi, que puis-je faire de mieux ?
    Je veux être ton amoureux !
     
    *
     
    À Ma Dulcinée
     
    Pour Toi, je mêlerai les fleurs sauvages
    Aux orchidées les plus précieuses
    Organisant dans un joyeux carnage
    Une symphonie des plus curieuses
     
    Pour Toi, j’écrirai une partition
    Unissant les trémolos des oiseaux
    Au bruit des tempêtes de la passion
    Dans la féerie des azurs boréaux
     
    Pour Toi, je serai le chantre de ta beauté
    L’artiste inspiré par ta splendeur
    Le bon artisan par l’outil inspiré
    Qui réalise le plus beau des labeurs
     
    Pour Toi, je serai tout je serai rien
    Tel un Don Quichotte de comédie
    Je me sens comme un jeune collégien
    Du prime amour subissant la folie !
     
    *
     
    L’échelle du temps
     
    Mon amour, quand tu n’es pas là
    Chaque seconde est éternité
    Dans ma tête retentit un glas
    Et mon cœur en est affecté
     
    Quand je t’attends impatiemment
    Une minute ressemble à une heure
    Je sombre dans l’accablement
    Que cela paraît long une heure
     
    Lorsque tu es à mes côtés
    L’heure semble une seconde
    Mon bonheur est accéléré
    Des heures arrêtons la ronde
     
    Heureux, lorsque je te possède
    Que je t’enserre dans mes bras
    Il faut que je le concède
    Alors le temps n’existe pas !
     
    *
     
    Onirisme
     
    Cette nuit je fis un rêve curieux
    Un homme qui semblait être mon jumeau
    M’apparut le doigt pointé vers les cieux
    Me déclarant, il n’y a rien là-haut
     
    Et si tu veux trouver le paradis
    Des minutes paraissant éternelles
    Des moments précieux apportant l’oubli
    Prend les fruits d’amours compulsionnelles
     
    Laisse-toi aller aux moments divins
    Dans l’étreinte d’une femme amoureuse
    Que Cupidon ce troublant chérubin
    A mis sur ta route aventureuse
     
    Car la vie est une aventure, ami.
    Il ne faut pas la gâcher par la peur
    Donc ne la ternis pas par le souci
    Adore celle qui t’apporte le bonheur
     
    Fusionné dans le secret de son corps
    Et dans le livre de son intimé
    Tu cesseras de penser à la mort
    Le plaisir devenant éternité
     
    Et quand t’arrivera le dernier sommeil
    La cruelle faucheuse venue te chercher
    Tu pourras penser à ce grand soleil
    Qu’elle fut et que tu as su rencontrer !
     
    *
     
    La coupe de la connaissance
     
    J’ai souvenir d’un endroit mystérieux
    Tout empreint de légende et d’histoire
    Où le drame se mélange au merveilleux
    Dont les lieux ont conservé la mémoire
     
    J’y vois monter des Cathares sans un bruit
    Fuyant la troupe de Simon de Monfort
    À Montségur, les flammes brisent la nuit
    Peu d’entre eux ont échappé à la mort
     
    Ils ont laissé leurs frères sur les bûchers
    Hurler leur douleur et crier leur foi
    Ils gravissent péniblement les rochers
    Des Gorges de la Frau et de l’effroi
     
    Le Saint-Graal leur été confié
    Pour le protéger de mains impies
    Ils ont accompli ce devoir sacré
    Avec des précautions infinies
     
    Bien celé dans cette nature sauvage
    Au grand jamais il ne fut retrouvé
    Mais il a laissé au monde un message
    Les ésotéristes en ont fait la clé
     
    Symbole de la recherche du divin
    À travers un amour pur et parfait
    Que cette coupe nous apporte le vin
    De la connaissance et de ses bienfaits
     
    Certains disent que le murmure des âmes
    bruit encore lorsque tombe la nuit
    Ce sont les derniers Cathares qui clament
    De laisser là leur trésor enfoui !

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